Le projet

Plus de moutons, moins de béton !

Agressive, bruyante, polluée, bétonnée.
Vivre en ville, ça laisse des traces. Pour moi, cette ville, c’est Bruxelles. J’y bosse comme enseignant dans une école professionnelle avec des jeunes issus des quartiers défavorisés. Mais la dureté de la ville pousse aussi ses habitants à rechercher l’autre extrême : un retour à la terre. Certains prennent le chemin de la campagne. Moi, j’ai choisi de rester dans cet univers de béton pour y lancer mon projet professionnel d’agriculture urbaine en élevage ovin.

Auparavant, j’ai pris le temps de suivre différentes formations agricoles en Région Wallonne (au Mouvement d’Action Paysanne et à la Fugea), d’aller voir ailleurs aussi (en Flandre et chez les Bergers urbains dans la banlieue de Paris) avant de rentrer à Bruxelles pour construire mon projet.

A l’herbe, sinon rien !

Ainsi, 10 agnelles de race zwartbles quitteront Ciney vers le 20 juin pour débarquer à Bruxelles. Le projet est construit sur un modèle hybride avec du pâturage sur des prairies permanentes en agriculture biologique et des transhumances sur des zones d’herbe dans la ville, une certaine forme de ce qui est appelé « pastoralisme agroécologique ». En bref, elles passeront une partie du temps en prairie, et d’autres moments, avec moi (et vous, si ça vous tente de nous accompagner!), lors de transhumances à pied en ville.

Les brebis seront nourries exclusivement à l’herbe. En hiver, un complément de foin sera apporté : produit autant que possible à Bruxelles ou acheté chez un agriculteur wallon militant du MAP si je n’arrive à en produire assez.

Bruxelles Environnement (dans la vallée du Vogelzang, le long de ce tronçon de la promenade verte), la Ville de Bruxelles et la commune de Schaerbeek mettent aussi des prairies et des zones d’herbe à ma disposition.

Viande et laine de ville

Si le troupeau démarre avec 10 agnelles, l’objectif est, sur 3 à 5 ans, de monter à un troupeau de 40 brebis. Dès la première année, on produira de la laine (transformée par la Filature du Hibou), il faudra attendre la deuxième année pour voir les colis de viande arriver. Deux produits qui seront vendus en circuit court. L’occasion de sensibiliser les mangeurs à l’intérêt que peut apporter le passage d’un troupeau de moutons sur des zones d’herbe pour la diversité écologique de ces espaces mais aussi à l’importance de réduire sa consommation de viande en en mangeant moins mais mieux.

En espérant vous croiser bientôt dans les rues de Bruxelles !

David